La ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation n’a pas supporté l’interpellation vive des écologistes à l’Assemblée nationale au sujet de la préparation à la canicule et des politiques d’adaptation. « Quand on dit que la canicule est politique et que bientôt on va dire que c'est le gouvernement qui l'a organisée, c'est indécent, c'est anormal », s’exclame-t-elle.
Au lendemain d’un échange vif avec Cyrielle Chatelain, présidente des députés écologistes, sur le bilan humain de la canicule de juin, le Premier ministre a été interpellé à nouveau par leurs homologues sénateurs. Disposé à travailler « de bonne foi » avec les « contraintes budgétaires », Sébastien Lecornu a estimé que l’on ferait « fausse route » si la logique politique était d’obtenir la censure du gouvernement.
Une vingtaine de parlementaires de tous bords appellent à adopter une ligne de conduite commune sur la protection et la gestion de la ressource en eau. Ils formulent une quinzaine de propositions transpartisanes, présentées comme une alternative aux dispositions portées par le projet de loi d’urgence agricole, bientôt examiné au Sénat. Ce texte, qui assouplit le cadre actuel, soulève de vives inquiétudes chez les acteurs de l’eau.
Alors que la France étouffe sous une vague de chaleur historique, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a été bousculée ce mercredi au Sénat. Face à la baisse drastique du Fonds vert, elle a annoncé le fléchage prioritaire de 50 % des crédits restants vers les petites collectivités pour financer des travaux d’adaptation et de rénovation énergétique.
La canicule frappe de plein fouet une agriculture française dont les productions sont mal adaptées à des températures aussi extrêmes. La chaleur avance le calendrier des moissons, menace la maturation du raisin et épuise certains élevages. Tour d’horizon des filières les plus impactées avec le témoignage de plusieurs sénateurs, eux-mêmes agriculteurs.
La France est touchée de plein fouet par la vague de chaleur qui s’est installée depuis plusieurs jours et menace de se prolonger jusqu’en fin de semaine, avec des records de température en pagaille. Des chiffres qui en disent long sur son caractère exceptionnel, mais aussi sur la survenue de plus en plus fréquente de ce type d’événements sous l’effet du réchauffement climatique.
Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.
Près de 36 millions de Français, soit plus d'un sur deux, sont concernés par la vigilance orange canicule vendredi, selon un calcul de l'AFP croisant la liste des 53 départements placés en vigilance orange par Météo France et les estimations de population de l'Insee.
Conséquence directe du dérèglement climatique, l’intensification et la multiplication des canicules touche directement les Français. Entre 2017 et 2024, plus de 34 000 décès sont directement liés à la chaleur. La France est-elle suffisamment préparée pour faire face à ces catastrophes et comment doit-elle y répondre ? Qui sont les personnes les plus vulnérables à ces vagues de chaleur ? Axel de Tarlé reçoit la sénatrice écologiste de Paris, Antoinette Guhl, ainsi que le chef de service du Samu de Paris, Frédéric Adnet, dans l’émission Et la santé, ça va ?
Dix ans après l’accord de Paris sur le climat, Laurent Fabius, président à l’époque de la COP21, qualifie toujours le texte de « pilier fondamental de l'action contre le réchauffement climatique ». Dans un contexte international moins favorable à de nouvelles avancées environnementales, « des États, comme nous, la France, doivent pousser », demande sur Public Sénat l’ex-ministre des Affaires étrangères.
Vagues de chaleur, sécheresses, inondations… L’été 2025, a été marqué par une météo extrême. L’Espagne, la France et l’Italie figurent parmi les pays les plus touchés par ces catastrophes climatiques, d’après une étude publiée ce lundi 15 septembre par des économistes.
Depuis lundi, plusieurs feux se sont déclenchés dans le sud de la France. Après avoir subi des températures caniculaires, le territoire fait face à des risques d’incendies « élevés » voire « très élevés » selon Météo-France. En 2023, un an après les mégafeux de Gironde, un texte de loi du Sénat avait proposé des réponses aux incendies.