Pendant près de deux ans, la pandémie de Covid-19 a mis les économies du monde entier à l’arrêt. Cinq ans plus tard, quelles traces la France garde-t-elle de cette période inédite ? Réponses avec l’économiste Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l’OFCE.
Pour la première fois depuis février 2020, le taux du Livret A pourrait baisser. Auditionné au Sénat, le gouverneur de la Banque de France annonce proposer au ministre de l’Economie et des Finances de porter ce taux à 2,4 %. Une conséquence directe de la baisse de l’inflation, explique-t-il.
Dans ses projections trimestrielles, la Banque de France prévoit une baisse de la croissance pour 2025. Malgré de nombreuses incertitudes liées à l’instabilité politique nationale et au contexte international, l’inflation devrait diminuer et permettre « un retour de gain de pouvoir d’achat sur les salaires ». Cependant, un pic de chômage est attendu pour 2025 autour de 8%.
Les sénateurs ont opéré une modification majeure au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2025. Alors que le gouvernement voulait initialement geler l’ensemble des retraites au premier semestre 2025, ils ont décidé de préserver les retraites inférieures au Smic des mesures d’économie, reprenant les grandes lignes de ce que proposait Laurent Wauquiez.
Un rapport remis par le sénateur Xavier Iacovelli (Renaissance) ce 26 septembre, s’interroge sur « l’écart » entre l’évolution prévue des dépenses de santé, et le niveau des augmentations tarifaires annoncées par les complémentaires. Ses calculs aboutissent à des hausses bien moindres. La mission d’information propose en outre des pistes pour contenir les hausses de tarifs à l’avenir.
Au mois d’août, l’inflation est repassée sous la barre des 2%, une première depuis 2021. D’après l’INSEE, l’indice des prix à la consommation a progressé de 1,9% en un an. Les consommateurs verront-ils la différence ? Entretien avec Eric Heyer, économiste, directeur du département Analyse et Prévision à l’OFCE et enseignant à SciencesPo Paris.
Pour la première fois depuis 2019, la Banque centrale européenne décide ce jeudi de réduire ses taux directeurs. Responsable de la politique monétaire dans la zone euro, la BCE rompt ainsi avec sa stratégie de hausse des taux lancée en 2022 pour limiter l’inflation. Explications.
Alors que l’inflation générale revient à des niveaux classiques, Dominique Schelcher, PDG du quatrième groupe de grande distribution en France alerte néanmoins sur le niveau des prix dans les rayons alimentaires. Il y a, selon lui, un « décalage » entre la situation macroéconomique et la « réalité de ce que vivent les Français ».
Les sénateurs ont adopté sans modification une proposition de loi des députés qui prolonge d’un an le régime dérogatoire des tickets-restaurants. Jusqu’au 31 décembre 2024, les Français pourront donc les utiliser pour l’ensemble des produits alimentaires, qu’ils soient directement consommables ou non.
Les sénateurs ont amendé le projet de loi de finances pour 2024 pour mettre fin à la reconduction d’un bouclier tarifaire sur l’électricité généralisé, telle que le veut le gouvernement. Ils s’opposent à un dispositif non ciblé et plaident pour concentrer l’aide de l’État sur 60 % des ménages.
Alors que le gouvernement et les sénateurs Les Républicains veulent prolonger jusqu’au 31 décembre 2024 la possibilité d’acheter des produits alimentaires du quotidien avec les tickets-restaurant, deux propositions de loi sénatoriales veulent aller plus loin et inscrire le dispositif dans le temps long.
A compter du 1er janvier 2024, la possibilité de faire ses courses alimentaires avec des titres restaurants est censée prendre fin. Auditionné au Sénat, Bruno Le Maire se dit prêt à trouver une solution pour prolonger la mesure.