Dévoilée ce jeudi, la réforme du lycée professionnel fait partie des priorités identifiées par le gouvernement pour dépasser la crise déclenchée par la réforme des retraites. Mais ce chantier, qui soulève depuis plusieurs mois la crispation des enseignants, pourrait bien creuser le fossé entre l’exécutif et les syndicats.
En déplacement dans un collège de l’Hérault, à Ganges, Emmanuel Macron a présenté plusieurs mesures en matière d’éducation. Le président de la République a annoncé des augmentations de revenus pour tous les enseignants, sans conditions, et un « pacte », basé sur le volontariat.
Le président de la République veut « accélérer » sur la réforme du lycée professionnel avec un projet de loi présenté « d’ici l’été ». Annoncé depuis le mois de septembre, le gouvernement entretient le flou sur le contenu de la réforme. De leurs côtés, les sénateurs sont perplexes sur le moment choisi par le président et attendent de connaître le détail de la loi.
En élargissant la composition et les missions du Conseil des sages de la laïcité, le ministre de l’Education Pap Ndiaye a scandalisé la droite sénatoriale qui l’accuse de dénaturer cette instance mise en place par Jean-Michel Blanquer.
Dans un entretien au Figaro, le ministre de l’Education nationale, Pap Ndiaye, affirme vouloir avancer sur le sujet de la mixité sociale à l’école. Une thématique qui monte également au Sénat et pourrait être génératrice de consensus au Sénat, après le dépôt d’une proposition de loi visant à favoriser la mixité sociale à l’école et notamment dans les établissements privés.
Pap Ndiaye a présenté aux sénateurs un budget de l’enseignement scolaire en hausse, avec des augmentations concentrées sur les revalorisations des enseignants et des personnels scolaires. Des efforts budgétaires salués par la Chambre haute, mais jugés insuffisants à eux seuls pour remédier à la crise d’attractivité que connaît le métier d’enseignant, et les nombreuses difficultés rencontrées par l’Education nationale.
Publié en marge de l’examen au Sénat du budget 2023, un rapport de Gérard Longuet cible les conséquences budgétaires sur le long terme de la revalorisation des salaires des enseignants et le coût de « l’école inclusive ».
Dans 20 ans en 2022, ce mois-ci, Tâm Tran Huy et ses invités se penchent sur le rapport des jeunes aux maths. Pourquoi les jeunes Français n’ont-ils pas la bosse des maths ? Comment cette matière est-elle enseignée en France et pourquoi les filles sont moins nombreuses à étudier les maths et à embrasser une carrière scientifique ? Autant de questions sur lesquelles se penchent jeunes et experts dans l’émission du mois de septembre.
Alors que les concours de l’enseignement attirent de moins en moins de candidats, Gérard Longuet rend ce jeudi un rapport sur « la crise de l’attractivité du métier d’enseignant », qui compare la situation de différents systèmes scolaires européens. Une constante ressort : la France doit rattraper les rémunérations de ses voisins, mais cela ne suffira pas face à une pénurie structurelle et généralisée.
A l’heure de relever les copies du quinquennat, celle du ministre de l’Education nationale a été examinée à la loupe par une mission du Sénat. Pour les élus, les réformes du ministre ont été mal accompagnées » donnant ainsi le sentiment de « naviguer à vue », et de créer des « générations d’élèves cobayes. »
Le protocole sanitaire en vigueur dans les écoles maternelles et élémentaires empêche désormais de répartir dans d’autres classes les élèves d’un professeur absent. Ils sont renvoyés dans leurs familles. Mercredi, le sénateur Arnaud de Belenet, paraphrasant Emmanuel Macron, a interpellé le gouvernement sur les conséquences sociales d’une telle mesure.