Alors que les députés PS soutiennent l’abrogation de la réforme des retraites portée par La France insoumise, qui efface également le mécanisme mis en place par l’ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine sous François Hollande, le sénateur Bernard Jomier (Place publique), appelle les parlementaires de gauche à ne pas aller trop loin face aux enjeux démographiques.
Alexis Corbiere : les partisans de la Primaire populaire « ne fichent rien, ne savent qu’écrire des tribunes dans les journaux »
Par Public Sénat
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Dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon se maintient au-dessus des autres candidats de gauche. L’un de ses fidèles lieutenants, Alexis Corbière, qui était l’invité d’Audition publique (LCP-Assemblée nationale / Public Sénat / Le Figaro Live), ce 10 janvier, n’en finit plus de déconsidérer l’aventure de la Primaire populaire. Cette initiative citoyenne, qui rêve de départager les candidats de gauche à la présidentielle pour aborder le premier tour de façon unie, a essuyé plusieurs fins de non-recevoir de la part de Jean-Luc Mélenchon ou de Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts). « Ça n'a aucune réalité, je ne sais pas sur quel programme tout ça se passerait », a constaté le député Alexis Corbière, visiblement lassé par ce débat. « On perd du temps autour de cette discussion […] Quel est le problème de la gauche ? Ce n’est pas le fait qu’elle soit sur plusieurs candidatures. C’est sa faiblesse. C’est le fait qu’actuellement peu de gens croient que ça passe par là. »
Et pour convaincre, il faut arpenter le terrain. « Nous faisons campagne », a rétorqué le parlementaire de Seine-Saint-Denis, évoquant ses réunions publiques dans les « sous-préfectures ». Et ce n’est pas le cas, selon lui, des promoteurs de la Primaire populaire. « Ce qui est désagréable, ce sont ces gens qui prennent des postures : vous êtes tous nuls nous disent-ils. Eux ne fichent rien, ne savent qu’écrire des tribunes dans des journaux, sont désolés du spectacle de la gauche, ne viennent aider personne. » Une allusion à peine déguisée en direction de l’ancienne ministre Christiane Taubira, qui avait elle-même pris la plume. Alexis Corbière ne croit d’ailleurs pas à un « effet » Taubira. « Il n’y a qu’à voir à quoi les études d’opinion la mettent. » Quant à son propre camp, Alexis Corbière estime son équipe bien placée, affirmant que les scores cumulés de son candidat et du communiste Fabien Roussel seraient aujourd’hui au même niveau que Jean-Luc Mélenchon à la même époque en 2017.