illustration ticket restaurant

Tickets-restaurant : les sénateurs LR déposent une proposition de loi pour prolonger les achats alimentaires jusqu’en 2024

Une proposition de loi visant à prolonger les achats alimentaires avec des tickets-restaurant jusqu’en 2024 a été déposée, ce mercredi, par les sénateurs LR. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire avait évoqué la piste d’un amendement dans le projet de loi de finances pour 2024.
Simon Barbarit

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« C’est grâce aux Républicains du Sénat qu’on pourra continuer en 2024 à utiliser les tickets-resto pour payer ses courses et faire face à l’inflation alimentaire ! », s’est félicitée sur X, la sénatrice LR, Alexandra Borchio Fontimp. Le texte n’a pas été encore adopté mais il a été déposé ce mercredi. Composé d’un article unique, il est cosigné par les sénatrices LR, Sophie Primas, Frédérique Puissat et Alexandra Borchio Fontimp.

La polémique couvait depuis quelques jours. En l’état actuel de la législation, à partir du 1er janvier 2023, tous les aliments qui nécessitent une préparation, tels que les pâtes, la viande ou les œufs, ne seront plus éligibles au paiement par titre-restaurant. Cette restriction ne s’applique pas aux plats préparés, aux conserves ou encore aux fruits. En revanche, le plafond des paiements quotidien reste fixé à 25 euros.

Auditionné par la commission des affaires économiques du Sénat mardi, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, s’était montré favorable à un prolongement de la mesure avant de nuancer. Est-ce que c’est simple à faire ? Non, car il faut une disposition législative, nous sommes en train d’étudier les possibilités d’étendre cette faculté », a-t-il expliqué. Il a par la suite évoqué la piste d’un amendement dans le projet de loi de finances pour 2024.

Dans la soirée de mardi, la ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme, Olivia Grégoire avait finalement annoncé « que rien ne changera pour les Français » en 2024.

Rappelons que ce dispositif avait été introduit par un amendement du Sénat en juillet 2022, dans le cadre du projet de loi « pouvoir d’achat », visant notamment à limiter l’impact de l’inflation sur les ménages. Sur Cnews, Bruno Le Maire a souligné que « c’était une décision du Sénat de l’arrêter au 31 décembre et c’est une décision du gouvernement de le prolonger pendant un an ».

« Merci de ne pas faire du Sénat, le bouc émissaire de vos propres défaillances ! Nul doute que vous serez favorable à la proposition de loi déposée avec mes collègues en ce sens ! » s’est agacée sur X, Alexandra Borchio Fontimp.

 

Dans la même thématique

European Union defence : ‘rearming Europe’ project
6min

Société

Kit de survie : « Quand une population est préparée, elle n’est pas en mode panique », salue le sénateur Olivier Cadic

Pour que les populations soient préparées en cas de crise, la Commission européenne conseille aux citoyens d’avoir un « sac de résilience » avec tout ce qu’il faut pour tenir, en cas de catastrophe naturelle… ou de guerre. « Le but n’est pas de faire peur aux gens », soutient le sénateur LR Cédric Perrin, mais « d’anticiper les situations ». La France prépare un livret de survie, sur le modèle suédois.

Le

Tickets-restaurant : les sénateurs LR déposent une proposition de loi pour prolonger les achats alimentaires jusqu’en 2024
4min

Société

« Sur le handicap, le regard de la société a progressé plus vite que celui des institutions » se réjouit Eglantine Eméyé

Mannequin, animatrice de télévision et comédienne. Elle a médiatisé le combat de son second fils Samy, atteint d’autisme sévère, pour alerter sur le manque de prise en charge des enfants handicapés, mais aussi la solitude des mères et des parents. Malgré la disparition de son fils en 2023, elle a décidé de poursuivre le combat. Cette semaine, Rebecca Fitoussi reçoit Eglantine Eméyé dans « Un monde, un regard » sur Public Sénat.

Le

FRA: Aurore Berge deplacement CAF et creche
7min

Société

Crèches : ce rapport du Sénat qui épingle la faiblesse des contrôles

Dans un rapport rendu public ce jeudi 20 mars, le Sénat alerte sur le manque de moyens des organismes chargés d’évaluer les structures d’accueil des jeunes enfants. Les élus évoquent des contrôles souvent techniques et parcellaires, qui ne permettent pas toujours d’identifier les signaux de maltraitance, ni de s’assurer du bon emploi des deniers publics.

Le