Feminist demonstration in Paris, France – 11 Jan 2024

Ciivise : La délégation sénatoriale aux droits des femmes « satisfaite » de la mise en retrait de la co-présidente Caroline Rey-Salmon

Visée par une plainte pour des faits d’agression sexuelle, la docteure Caroline Rey-Salmon a annoncé sa mise en retrait de la co-présidence de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise). Une décision « indispensable », jugent les sénateurs de la délégation aux droits des femmes.
Rose-Amélie Bécel

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Ce 7 février, une plainte pour agression sexuelle a été déposée à l’encontre de la pédiatre et médecin légiste Caroline Rey-Salmon. La jeune femme à l’origine de la plainte accuse la docteure de l’avoir agressée lors d’un examen gynécologique, réalisé dans le cadre d’une enquête judiciaire pour des faits de viol.

Caroline Rey-Salmon venait de prendre la tête de la Ciivise, aux côtés de l’ancien rugbyman et fondateur de l’association Colosse aux pieds d’argile Sébastien Boueilh. La commission indépendante a immédiatement annoncé que la pédiatre « se mettait en retrait total des travaux de la commission pendant tout le temps de l’enquête ».

Dans un communiqué, la délégation sénatoriale aux droits des femmes juge cette mise en retrait « indispensable » : « Pour que le travail de la Ciivise continue d’être salvateur pour toutes les victimes, il est nécessaire de garantir que cette commission constitue un espace serein et sécurisé de recueil de la parole. »

Une nouvelle version de la Ciivise qui inquiète au Sénat

La commission, créée suite à la parution de « La Familia Grande » de Camille Kouchner, a travaillé durant trois ans à l’écoute des victimes d’inceste et à l’élaboration de recommandations pour lutter contre la pédocriminalité. Depuis que les travaux de la Ciivise 1 ont pris fin, le 31 décembre dernier, le gouvernement a annoncé sa volonté de prolonger le dispositif tout en élargissant ses compétences. Un projet qui interpelle au Sénat.

Lors de l’examen du projet de loi de finances en décembre dernier, à l’occasion d’un amendement défendant le prolongement des travaux de la commission, des sénatrices s’étaient exprimées en faveur du maintien du juge Edouard Durand à la présidence de l’instance. « Se priver de ses capacités, et il semblerait que ce soit ce vers quoi le gouvernement se dirige, serait vraiment triste pour les victimes », avait alerté la présidente de la délégation aux droits des femmes Dominique Vérien.

Dans la même thématique

European Union defence : ‘rearming Europe’ project
6min

Société

Kit de survie : « Quand une population est préparée, elle n’est pas en mode panique », salue le sénateur Olivier Cadic

Pour que les populations soient préparées en cas de crise, la Commission européenne conseille aux citoyens d’avoir un « sac de résilience » avec tout ce qu’il faut pour tenir, en cas de catastrophe naturelle… ou de guerre. « Le but n’est pas de faire peur aux gens », soutient le sénateur LR Cédric Perrin, mais « d’anticiper les situations ». La France prépare un livret de survie, sur le modèle suédois.

Le

Ciivise : La délégation sénatoriale aux droits des femmes « satisfaite » de la mise en retrait de la co-présidente Caroline Rey-Salmon
4min

Société

« Sur le handicap, le regard de la société a progressé plus vite que celui des institutions » se réjouit Eglantine Eméyé

Mannequin, animatrice de télévision et comédienne. Elle a médiatisé le combat de son second fils Samy, atteint d’autisme sévère, pour alerter sur le manque de prise en charge des enfants handicapés, mais aussi la solitude des mères et des parents. Malgré la disparition de son fils en 2023, elle a décidé de poursuivre le combat. Cette semaine, Rebecca Fitoussi reçoit Eglantine Eméyé dans « Un monde, un regard » sur Public Sénat.

Le

FRA: Aurore Berge deplacement CAF et creche
7min

Société

Crèches : ce rapport du Sénat qui épingle la faiblesse des contrôles

Dans un rapport rendu public ce jeudi 20 mars, le Sénat alerte sur le manque de moyens des organismes chargés d’évaluer les structures d’accueil des jeunes enfants. Les élus évoquent des contrôles souvent techniques et parcellaires, qui ne permettent pas toujours d’identifier les signaux de maltraitance, ni de s’assurer du bon emploi des deniers publics.

Le