« L’accord du Mercosur va à l’encontre des objectifs climatiques », pour Saskia Bricmont
Alors que l’Union européenne se veut exemplaire dans la lutte contre le réchauffement climatique, notamment avec son Pacte vert, la députée européenne belge Saskia Bricmont accuse la politique commerciale de l’Europe de ne pas respecter les engagements climatiques. Dans son viseur, le Mercosur, ce traité de libre-échange qui accélère notamment la déforestation de l’Amazonie.

« L’accord du Mercosur va à l’encontre des objectifs climatiques », pour Saskia Bricmont

Alors que l’Union européenne se veut exemplaire dans la lutte contre le réchauffement climatique, notamment avec son Pacte vert, la députée européenne belge Saskia Bricmont accuse la politique commerciale de l’Europe de ne pas respecter les engagements climatiques. Dans son viseur, le Mercosur, ce traité de libre-échange qui accélère notamment la déforestation de l’Amazonie.
Public Sénat

Par Marie Brémeau

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Le Parlement européen a décrété symboliquement l’urgence climatique depuis plus d’un an et demi. Si l’Union a revu ses objectifs climatiques à la hausse récemment, notamment avec la réduction de 55 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, et ce pour atteindre la neutralité carbone en 2050, dans certains domaines, les Etats membres semblent faire preuve d’incohérence environnementale. Pour la députée Belge : « Il y a encore deux grandes politiques européennes qui ne respectent pas la trajectoire climatique, c’est la politique agricole commune et la politique commerciale. On voit que ces politiques n’intègrent pas les objectifs climatiques. Les émissions de CO2 liées aux importations ne sont pas comptabilisées aujourd’hui », affirme l’eurodéputée verte. Comme bon nombre de ses collègues au Parlement européen de tous bords, l’élue plaide pour un abandon total du Mercosur, ce projet d’accord de libre-échange en négociation depuis l’an 2000.

« Un modèle agricole intensif, émetteur fortement de CO2 »

En juin 2019, un accord de principe a été trouvé, pour la suppression de quasiment toutes les taxes douanières entre l’Union européenne et les quatre économies d’Amérique du Sud les plus puissantes (l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay). Mais les textes définitifs ne sont pour le moment pas ratifiés. « L’accord du Mercosur est l’exemple type d’un accord commercial qui va à l’encontre des objectifs climatiques. C’est notamment, renforcer un modèle agricole intensif, émetteur fortement de CO2, utilisateur de pesticides et amenant à des problématiques comme la déforestation. Et cela s’est renforcé depuis que les négociations sont conclues. »

Au Brésil, une politique volontariste contre l’environnement

Des critiques qui visent nommément le président brésilien Jair Bolsonaro. « Penser que Bolsonaro va changer son fusil d’épaule via un protocole additionnel négocié, il faut être dupe pour y croire. Encore récemment, il y a eu des lois de recul environnemental au Brésil. Donc il y a vraiment une politique volontariste de réduire la protection de l’environnement. Et derrière ce sont les communautés indigènes, donc les droits humains qui sont impactés », s’insurge Saskia Bricmont.

Pour que l’accord entre en vigueur, chaque Etat membre doit encore ratifier le traité. Et là ça coince, du côté de la France par exemple. Emmanuel Macron a publiquement désapprouvé l’accord en l’état.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. 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